Le leasing social 2026 fait le plein rapidement. Lancée le 16 juillet, cette troisième édition comptait déjà 34 000 dossiers enregistrés au 22 septembre, selon le gouvernement, sur un objectif de 50 000. Il reste donc environ 16 000 places.
Cet engouement plus fort qu'en 2025 s'expliquerait surtout par la hausse des prix des carburants, qui pousse les ménages modestes vers l'électrique.
<h3>Des loyers plafonnés</h3>
Le dispositif permet de louer une voiture électrique pour 200 euros par mois au maximum, hors assurance, options et services associés. Chaque constructeur doit proposer au moins un modèle à 140 euros par mois ou moins.
Le contrat dure au moins trois ans et inclut un forfait d'au moins 15 000 km par an sans surcoût.
<h3>Qui peut en profiter ?</h3>
Pour être éligible, il faut :
- être majeur et résider en France ;
- avoir un revenu fiscal de référence inférieur ou égal à 16 880 euros par part (revenus 2024) ;
- parcourir plus de 10 km par jour pour se rendre au travail avec son véhicule personnel, ou plus de 8 000 km par an dans le cadre de son activité professionnelle ;
- ne pas avoir bénéficié du leasing social en 2024 ou en 2025.
<h3>Une aide jusqu'à 9 500 euros</h3>
L'aide de base peut atteindre 6 500 euros, soit 29 % du coût d'acquisition du véhicule. Elle monte jusqu'à 9 000 euros si la voiture et sa batterie sont fabriquées en Europe, et 500 euros supplémentaires s'ajoutent si le moteur électrique est lui aussi européen, soit 9 500 euros au maximum.
Cette aide est versée par le constructeur et déduite du premier loyer : aucun apport n'est donc nécessaire pour le bénéficiaire.
<h3>Un effet visible sur le marché</h3>
Le succès du dispositif se reflète dans les ventes : en août 2026, les voitures électriques ont représenté une part record du marché français, et le leasing social figure parmi les leviers de cette progression, aux côtés de la hausse des prix des carburants.
Avec 34 000 dossiers en un peu plus de deux mois, le leasing social 2026 pourrait atteindre rapidement son objectif de 50 000 véhicules. Pour les ménages éligibles qui envisagent de passer à l'électrique, mieux vaut donc ne pas tarder, les places restantes pouvant partir vite.